
Les carrosseries encore rutilantes des belles américaines brillent à Cuba telles des icônes. Sur la plus grande île des Caraïbes, le passé est par la force des choses d’actualité. Il hante toujours de sa fastueuse mélancolie les rétroviseurs des Studebaker 1948 et autres Chevrolet 1954 qui sillonnent les rues des cités cubaines. Dans les années 1950, ces voitures, directement importées des Etats-Unis, représentaient des signes ostentatoires de richesse.
Mais la révolution castriste de 1959 est passée par là, et l’Oncle Sam a imposé son embargo commercial en 1962, consécutivement aux nationalisations expropriant les compagnies américaines. Certains propriétaires de ces automobiles ont alors quitté l’île en prenant les clefs, obligeant encore aujourd’hui leurs nouveaux propriétaires à les faire démarrer à coups de tournevis!
La caisse à outils n’a par contre pas suffisamment été ouverte pour entretenir les vestiges de l’architecture coloniale du vieux quartier de La Havane, ou Habana Vieja,...
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