Février, flamand et folles vacances – la chronique de Brigitte Rosset

photo: © Pierre Vogel

L'humoriste romande Brigitte Rosset nous prête sa plume et ses souvenirs pour une chronique pleine de nostalgie. "Je me souviens..."

J’aime le mois de février ! C’est « bientôt plus » l’hiver, c’est « presque bientôt » le printemps. C’est un petit mois spécial, avec moins de jours que les autres (je n’ai jamais compris pourquoi) coincé entre le grand janvier et le cousin mars.

 

Février, c’est surtout les vacances à la montagne.

 

Je me souviens de l’école de ski à Nendaz. J’avais 5 ou 6 ans et j’ai loupé le test de l’étoile de bronze, parce que j’ai confondu «faire une conversion» et «faire la conversation». L’épisode a beaucoup fait rire mon grand-père qui, pour me consoler, m’a offert une médaille toute jolie et un éclair à la vanille au tea room. A l’adolescence, ma sœur et moi, on partait pour les vacances chez une amie de ma mère à Verbier qui nous recevait dans son appartement: «Je prends volontiers tes filles, mais je ne les surveille pas!» Quelle joie! On a dansé au «Tara», en se faufilant par les toilettes de l’hôtel du dessus. On a mangé des burgers au «Big Ben», bu des milk-shakes vanille au «Milk bar» et découvert les «Amifritz-ananas» au pub. On a profité du soleil, surtout sur les terrasses, avec un écran total orange fluorescent et un bandana blanc sur la tête. Comme il faisait doux, on pouvait skier en jeans avec des jambières rouge et bleu. Quelle classe! On a aussi étudié les langues : un peu de hollandais et de flamand. On s’est tous promis de s’écrire. On n’avait même pas encore de téléphones portables, c’est vous dire si c’est il y a longtemps…

 

En février, il y avait aussi le camp de ski avec la classe. Je me souviens de Champéry, des descentes folles avec Isabelle et Jean-Marc et de Monsieur Salamin. Je me souviens de la boum de fin de camp et du slow avec l’apprenti cuisinier de la cantine, qui m’a fait oublier le flamand.

 

Février, c’est évidemment aussi la Saint-Valentin. Cette année, elle tombe pendant les vacances scolaires. Quelle bonne nouvelle! On fêtera l’amour à la montagne, et mes filles iront peut-être apprendre le flamand dans la boîte de nuit de la station.

 

Brigitte Rosset

 

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