Rosette Poletti: "Oser être vulnérable"

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Souvent perçue comme une faiblesse, la vulnérabilité peut s'avérer être une force. En ce début d'année, Rosette Poletti nous invite à changer de regard sur nous-même et sur les autres.

Etre vulnérable, ce n’est pas positif à première vue, mais plutôt perçu comme une faiblesse, comme quelque chose qu’il faut éviter. Il y a, en effet, des populations vulnérables, des personnes vulnérables à cause de difficultés comme le chômage, la précarité, une forme ou l’autre d’exclusion. C’est aussi souvent à la suite de ruptures qu’une personne devient vulnérable.

 

Pourtant, aujourd’hui, grâce aux recherches sur la psychologie positive, on parle aussi de la vulnérabilité comme d’une force. Oser se montrer vulnérable dans la relation avec l’autre, c’est oser être qui l’on est, c’est avoir le courage d’être imparfait. Tant de gens ont honte d’être qui ils sont, honte à l’idée d’être découverts dans leur imperfection. Ils ont l’impression de ne pas en faire assez, de ne pas «  être assez  ». Alors, pour se protéger du regard des autres, ils se coupent des autres, ils s’isolent, jugent et blâment ceux qui les entourent. Le résultat, c’est la solitude et souvent la déprime.

Le seul remède, c’est d’apprendre à s’accepter

Le seul remède, c’est d’apprendre à s’accepter, à prendre le risque de la vulnérabilité relationnelle, psychologique. Oser être qui l’on est, oser vivre sans muraille de protection, oser aimer, oser exprimer sa gratitude, c’est ce qui permet d’entrer en contact avec les autres et de vivre pleinement.

 

Lorsqu’on n’est plus centré sur la nécessité de se protéger, on peut vraiment donner son attention aux autres. La vulnérabilité acceptée apporte une incroyable liberté, d’être authentique.

 

C’est douloureux à la longue de penser qu’on n’est « pas assez », qu’on n’est pas « suffisant », pas « acceptable » comme on est!

 

Le moment de la retraite peut être le temps d’un changement, le temps de s’accepter, imparfait et magnifique tout à la fois.C’est la voie de la relation positive avec les autres, c’est le chemin d’une vieillesse entourée d’amis.Pourquoi ne pas faire de 2018 l’année de la vulnérabilité assumée?

Rosette Poletti

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